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La CCISM répond aux exposants du salon Made in Fenua

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, la CCISM qui gère l’organisation du salon Made in Fenua répond aux exposants mécontents, dont certains ont fait la queue toute la nuit de jeudi à vendredi pour tenter d’obtenir un stand. Elle indique qu’elle organise cet événement à perte pour soutenir l’artisanat, et promet d’étudier d’autres pistes pour améliorer son organisation.

La Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM) rappelle d’abord qu’elle investit « plus de 15 millions chaque année dans cette opération », alors que la location des stands ne lui rapporte que 10 millions. « C’est d’ailleurs ce qui permet de conserver les prix des stands à un niveau bas (100 000 Fcfp pour 4 jours, ndlr) et d’assurer toute l’animation et la communication de l’événement. » La CCISM se défend en invoquant « une organisation complexe qui n’est pas toujours visible ».

Une fréquentation en hausse de 33% en 3 ans

Elle indique également que le salon Made in Fenua rencontre un succès grandissant auprès du public, passant de 12 000 à 18 000 visiteurs en 3 ans, et que le « chiffre d’affaires global généré par l’ensemble des exposants a été estimé à plus de 100 millions l’année dernière. » Enfin elle précise que ce sont près de 200 exposants potentiels qui veulent participer au salon, qui n’offre qu’une centaine de stands. « Sous cette configuration il devient compliqué de satisfaire tout le monde, » écrit la CCISM.

Impossible de construire plus de stands à To’ata, selon la CCISM qui voulait en rajouter une quarantaine. La raison : « un concert durant les dates du salon (…) avec un effet inverse qui nous a contraints à retirer 5 stands pour des raisons de sécurité. »  Autre raison invoquée, les alternatives comme Aorai Tinihau et Vaiete ont été étudiées mais ne sont pas aussi attractives pour les visiteurs et les exposants.

La CCISM défend son système de « premier arrivé, premier servi », qui « a permis de fixer le nombre de nouveaux exposants à 30% chaque année. ». La chambre explique avoir rejeté l’option de la commercialisation en ligne qui exclurait les artisans « non connectés et ceux qui ne disposent pas de carte de crédit » et ceux qui veulent payer en deux fois. Enfin la CCISM dit qu’elle étudiera d’autres pistes, « comme le tirage au sort, la catégorisation des exposants ou encore la favorisation d’artisans sans surfaces commerciales ».

Des explications qui finalement ne répondent pas vraiment à la question de savoir pourquoi, alors que la CCISM est consciente de ces difficultés, des dizaines de personnes ont du passer la nuit dehors sans aucun confort.